mardi 14 avril 2020

Livres lus ou relus (terminés entre le 13 et le 19/03)


- Paul Eluard, Man Ray, Les Mains libres, Gallimard, 1947
- Philippe Claudel, De quelques amoureux des livres que la littérature fascinait, qui aspiraient à devenir écrivain mais en furent empêchés par diverses raisons qui tenaient aux circonstances, au siècle de leur naissance, à leur caractère, faiblesse, lâcheté, mollesse, bravoure, ou bien encore au hasard qui de la vie fait son jouet & entre les mains duquel nous ne sommes que de menues créatures, vulnérables & chagrines, Finitude, 2015

1- Brefs poèmes d’Eluard sur des dessins de Man Ray (et non l’inverse : semi-ekphrasis, dérivées, oniriques - ce qui m'intéresse).
2- Énumération de ratages littéraires fictifs, tous débutant par l’esperluette, un peu borgésiens et souvent vraiment drôles (j’ai éclaté de rire plusieurs fois  – 28, par exemple) – le dernier est peut-être de trop : « Quant à moi […], 112, parce qu’il referme l’absurdité fictionnelle qui fonctionnait si bien. Le jeu sur le titre long, qui fait la couverture, irait dans ce sens dans son étirement.
3- Je pense à plusieurs livres sur les œuvres détruites, que j’ai envie de relire.

vendredi 10 avril 2020

Livres lus ou relus (terminés entre le 6 et le 12/03)


- Ulf Stolterfoht, Lexique des superstitions allemandes, intraduction de l’allemand Bénédicte Vilgrain, Théâtre typographique, 2019
- Senna Hoy, numéro 1, décembre 2019

1- Composé de 9 poèmes de 5 quintils aux vers très longs, ce Lexique des superstitions allemandes m’a fait visuellement très vite penser à ces textes denses de Prynne (To Pollen par exemple, chez Barque Press) et il s’avère que Stohlterfoht est traducteur de Prynne en allemand. Voilà pour une parenté qui m’a enchanté.
2- Un texte à la fois compact et luxurieux, en anacoluthes et télescopages (« questions d’un équarrisseur / en train de lire » - 3), rejets, pousses (« j’appelle / ça : poncer intriguer décheter » -3), dont l’amplitude du vers « aplanit » (5) la vitesse des assertions. Tout se joue entre deux rythmes mais prend corps assez rapidement dans la lecture. Il s’agit de faire des liens, des branchements, élaborer des relations (« faim relationnelle » - 4) dans cette « littérature en camelote » (7) qui joue sur l’accumulation et la condensation. Au premier abord, c’est abrupt, puis on y prend plaisir, à tracer des chemins variés, à faire jouer le texte. Vraiment un très belle découverte...
3- « Senna Hoy, une revue de poésie en anglais et en français, publiée par Luc Bénazet et Jackqueline Frost » est une revue bilingue donc : textes écrits en anglais ou traduits en français et vice-versa. Pas de traduction en regard, en miroir. Trois auteurs pour ce numéro, sans contextualisation ou note biobibliographique, texte brut, donc : Christina Chamers, Nat Raha et Victoria Xardel. Les textes sont souvent politiques et d’une lucidité sans concession (« Ton goût pour le désordre / n’est qu’une autre forme de maîtrise. Une prédilection pour les thèses extravagantes/  et comme telles, inattaquables […] – Victoria Xardel). L’assemblage joue sur une alternance des auteurs, dont les textes ne constituent pas un bloc (« diphtongs by rotations. concentration by flotation. » - Christina Chalmers), interrogeant notre rapport à l’auteur et à la lecture, déstabilisant nos attentes. Une belle revue, qui donne à penser dans sa forme.

mercredi 25 mars 2020

Livres lus ou relus (terminés entre le 28/2 et le 5/3)

- Esther Salmona, Amenées, Eric Pesty Editeur, 2017

1- Deuil, inventaire, objets, jaillissement, journal, vide, mémoire collective et individuelle: "Ce qui est laissé comme désossé une pièce échoïque. Un nombre important de plaques sur lesquelles la mémoire vient à manquer."
2- Toujours le temps du livre, entammé, il ya longtemps, et puis repris d'une traite. Un très beau texte, à relire.

vendredi 13 mars 2020

Livres lus ou relus (entre le 21 et le 27/2)

- Henning Mankell, Une main encombrante, traduit du suédois par Anna Gibson, Seuil, 2014
- Tony Papin, Attention, Memyself, 2018
- Tony Papin, L'ordre du mérite, Memyself, 2017

1- Un roman policier, nouvelle expansée, et une postface éclairante sur le travail d'Henning Mankell par rapport à son héros (Wallander, que je rapproche de Maigret), et dans la construction des livres, toujours en prise aux événements contemporains de leur écriture.
2- Deux livres d'images. J'aime les photographies de Tony Papin, depuis longtemps, dans leur dépouillement, leur prosaïsme. je le suis de manière un peu épisodique, à travers son site, et plus récemment, sa newsletter. C'est une chose. Je découvre depuis un couple d'année la photographie. C'est autre chose. Ce qui me marque ici, c'est le halo, qui se dégage de chaque photographie, un regard qui s'attache , dans le prosaïque des objets quelconques, à faire de ce rien une luminosité particulière. Un halo, disais-je, une couronne de lumière qui entoure souvent l'objet, l'excède et le recntre, et c'est très beau, un regard sur le flou et le net, quelque chose qui me renvoie à la naissance de la photographie, ou de  mon regard. Pay attention.

samedi 22 février 2020

Degrés (114 sur 365) -Théâtre typographique

En 2017, j'ai écrit un texte par jour, adoptant toujours la même forme, avec des contraintes, le plus souvent grammaticales, mais légères, variées. Une sorte de journal, si l'on veut, mais dont chaque unité est décontextualisée et ne se rapporte, finalement à rien de très datable (avec le recul, je me rends compte que j'ai oublié beaucoup de choses - chaque poème fonctionne ne circuit fermé, si l'on veut, sans attache claire -l'ensemble des derniers vers, m'a-t-on fait remarquer au départ, pourrait faire une texte en lui-même, contrainte que j'ai suivie par la suite). Bénédicte Vilgrain en a fait un choix, sous une forme inspirée par le Yi king, selon ses propres contraintes (prosodiques). Je suis heureux et très fier que ce beau petit livre, un chapbook, soit publié au Théâtre typographique, avec une image d'Olivier Parault, dans la collection "intraduction".


vendredi 21 février 2020

Livres lus ou relus (terminés entre le 14 et le 20/02)


- Sébastien Smirou, Pierre Sky l’enchanté, Marest, 2019
- Alexandre Pouchkine, Eugène Onéguine, édition de Jean-Louis Backès, Gallimard, 1996
- Bruno Delarue, Monet, cathédrales, Terre en vue, 2010
- Jacques Roubaud / Jean-Pierre Gilson, Scotland, Créaphis, 2019 (réédition amoindrie de 1991)
- Jean Rolin, Savannah, POL, 2015
- Anne Immelé / Jean-Luc Nancy, Wir, Filigranes, 2003
- Bernard Plossu / Bernard Noël, Lire / écrire, Yellow Now, 2019
- Jean Rolin, Ormuz, POL, 2013
- Jean Rolin, Les événements, POL, 2015
- Francis Ponge, Nioque de l’avant-printemps, Gallimard, 1983
- Elizabeth Floch, Neiges pour mémoire, Contrejour, 1991
- Roland Barthes, Journal de deuil, Seuil/ Imec, 2009


1- Voyages ferroviaires et lecture.
2- Le livre de Smirou forme avec le livre de Pierre Sky (Chant-contre-chant, chez le même éditeur), un couple inséparable, comme les deux faces d’une médaille, dont le revers serait changeant, moiré. Il y a d’une part un essai cinématographique très probant de Pierre Sky sur la notion de chant-contre-chant dans le cinéma de Nanni Moretti, et d’autre part, un essai du psychanalyste Sébastien Smirou, sur ce même Pierre Sky, qui fut un temps son patient avant de disparaître. Récit de cas, donc, ou récit biographique. Essai ou récit, les frontières se brouillent et le livre même de Pierre Sky vient s’inclure dans le récit que font les deux livres (comme des poupées Russes, l’un s’incluant dans l’autre, mais ayant sa propre existence extérieure aussi). L’auteur Sébastien Smirou chapeaute le tout, tire les ficelles de la fiction, travaillant sur l’idée du double (thème récurrent dans son œuvre, comme le signalait Sébastien Rongier dans un entretien organisé à la Maison de la Poésie, qui fut le lieu du dévoilement) du dédoublement, ajoutant brouillage au brouillage. Récit ou essai : on retrouve là le travail d’investigation entamé par Smirou dans son essai sur Cappa, ou l’essai joue de ses frontières avec la fiction, le désir d’analyse, qui permet des regards différents mais croisés, puisqu’il s’agit de donner à voir, de fabriquer du sens, probable et probant. Biographie ou roman, essai ou roman : chacun des deux livres peut se lire comme un essai et se suffit amplement, mais la dimension romanesque déploie encore le champ, multiplie les jeux de miroirs (et du coup de cet autre miroir dans la construction romanesque : une part d’autobiographie peut-être, dans l’auto-analyse, le rapport à la parole, le double alter ego, mais dans une anamorphose singulière ? Un drôle de théâtre se joue entre ces deux livres (car il ya bien une théâtralisation, une mise en perspective, qui fait jouer les livres, les personnages, sur une scène où se tiennent des êtres de chair et de papier), qui multiplie les interrogations. Et le livre qui se joue entre les deux, non écrit, celui du lecteur, est une merveille de mécanique, qu’il faudra revisiter encore.
3- Onéguine à nouveau, dans une autre traduction, dont l’auteur admet l’insuffisance à rendre la langue « limpide » de Pouchkine (29). Ce qui répond à une de mes questions, puisque je ne parle pas Russe, sur la façon dont serait perçu le texte original. Maintenant, lire une troisième traduction, et l’absence de lassitude à une autre lecture m’étonne. Je n’ai pas d’autre souvenir de m’être accroché à plusieurs traductions ainsi, mis à part peut-être pour Pétrarque. Une lecture en variations. J’aimerais trouver une traduction en prose, pour voir. A poursuivre.
4- Variations qui me fascinent dans la peinture de Monet (et j’apprends : les peupliers, les meules de foin – chercher), que je découvre seulement maintenant, du moins dans un vrai rapport frontal – depuis disons à peu près un an, un tour à Giverny et puis récemment la lecture d’un livre de Marianne Alphant.
5- Dans ce système d’échos, Scotland renvoie à d’autres livres de Roubaud (le Gil, la poésie, les aventures de Mr. Goodman…), aux ciels anglais et autre « châteaux de nuages ». Motifs et sens de la profondeur que l’on retrouve dans les magnifiques photographies de Jean-Pierre Gilson, dont la construction précise, est reprise par Roubaud, bien qu’on puisse soupçonner un effet inverse, bien qu’il soit impossible. Les ekphrasis fonctionnent ici aussi en double, en variations. Mais sans doute est-ce un effet de lectures multiples.
6- Trois livres de Jean Rolin et trois rapports à la fiction : de l’autobiographique Savannah, qui double un premier voyage avec Kate Barry, sur les traces des souvenirs, pudiquement et sans s’appesantir à la fiction complète, post-apocalyptique, de Les événements, avec le statut un peu entre-deux d’Ormuz. Rolin a rejoint les quelques auteurs dont j’ai bien avoir un livre en réserve, au cas où (comme Chevillard, Echenoz…), et que je lis avidement, happé dans le récit, la plupart du temps. Il y a quelque chose de très similaire dans les trois livres : un rapport aux lieux, au descriptif en action, où chaque endroit se rapporte à l’œil qui le voit, avec un exotisme de regard, ou bien un regard qui donne l’impression d’une familiarité :  « uniformité qui développe chez moi le sentiment de n’être nulle part, ou d’être n’importe où. » (Ormuz - 101). Le monde est « un théâtre de dimensions prodigieuses » (ibid. - 187), ce qui lui confère aussi des dimensions réduites, celle de la tête, de l’œil, où se reflètent les personnages et les décors de cet espace théâtralisé.
7- Trois livres d’images, dont deux de type anthologiques thématiques (la lecture, par Plossu, et la neige par divers photographes, regroupés par Floch – j’aime et je n’aime pas les anthologie, pourtant les vertus apéritives, les systèmes de renvois, de lecture seconde) et le troisième dont je perçois chaque cliché comme au bord de l’effondrement, un instant dramatisé sans que pourtant rien ne puisse m’y faire penser, puis je lis dans la post face de Jean-Luc Nancy : « la menace et la chance que les êtres, les étants viennent à s’effriter dans cette granulation impondérable et se décomposent en ne pulvérisation dont la lumière elle-même constitue le brouillard au lieu d’allumer les rayons qui le dissiperaient. »  (60)
8- Ponge et la fabrique. Montrer le texte en fabrication, ce qui donne le texte, ses variations, ses miroitements. Une relecture, qui en entrainera d’autres (Et de La Fabrique du pré, aussi, je pense). Quelque chose qui nourrit.
9- Très vite, à la lecture du Journal de deuil, et en pensant à Incidents du même auteur, me vient l’expression Journal en miettes (Ionesco, après vérification). Fragmentation et travaux en cours (Ponge, encore), et évidemment, en mémoire, Le Tombeau d’Anatole, bien qu’ici il s’agisse plutôt de Proust. « Au début, chose bizarre, j’avais une sorte d’intérêt à explorer la situation nouvelle (solitude). » (95), il ya en effet un rapport presque naïf, neuf, au rapport au deuil, qui confine à l’analyse de ce qui est éprouvé (sans doute en faire un écran, aussi ?), en faire un faisceau de signes, à domestiquer : « Je cherche ma place. » (188).

vendredi 14 février 2020

Livres lus ou relus (terminés entre le 9/8/19 et le 13/2/20)


- J.H.Lartigue, Watersides, Bookking international, 1990
- Jacques Roubaud, ‘le grand incendie de Londres’, Seuil, 2009 (La destruction, La boucle, Mathématique :, Impératif catégorique, Poésie :, La bibliothèque de Warburg)
- Jacques Roubaud, La dissolution, Nous, 2008 
- Jean Rolin, Le ravissement de Britney Spears, POL, 2011
- Sir Arthur Connan Doyle, Ecrit dans le sang, traduit de l’anglais par Beatrice Vierne, Anatolia, 2009
- Cormac Mc Carthy, La Route, traduit de l'anglais par François Hirsch, L'Olivier, 2008
- P.N.A. Handschin, L’Eclipse, mix, 2007
- Hans Fallada, Seul dans Berlin, traduit de l’allemand par A. Virelle et A. Vandevoorde, denoël, 1967
- George Oppen, 21 Poems, New Directions, 2017
- Bernard Noël, Le Château de Cène, suivi de L’Outrage aux mots, Jean-Jacques Pauvert éditeur, 1975
- Luc Bénazet, Rainal !, Eric Pesty Editeur, 2019
- Ryoko Sekiguchi, Sugio Yamagachi, Valentin Devos, Le nuage, dix façons de le préparer, Editions de l’épure, 2019 
- Sébastien Chambru, Le cèpe, dix façons de le préparer, Editions de l’épure, 2003
- Marivaux, La dispute, Librio, 2012
- Voltaire, L’ingénu, Livre de poche, 1972
- Jean-Christophe Grangé, La dernière chasse, Albin Michel, 2019
- Andrew Zawacki, Sonnetssonnants, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Portugal, Joca Seria, 2019
- Maurice Carême, Images perdues, chez l’auteur, 1954
- Cole Swensen, And Hand, a+bend press, 2000
- Pierre Corneille (monsieur de Cantenac, en fait), L’occasion perdue et recouverte, Le veilleur de Proue, 2005
- Maurice Déribéré, Images étranges de la nature, Editions de Varenne, 1951
- Olivier Truc, Le détroit du loup, Métailié, 2014
- Jean Rolin, Le Traquet kurde, POL, 2018
- Pierre Sky, Chant-contre-chant, Marest, 2019
- Marina Tsvetaeva, Le poète et le temps, traduit du russe par Véronique Lossky, Le temps qu’il fait, 1989
- Pierre-jean Amar, L’ABCdaire de la photographie, Flammarion, 2003
- Pierre Bourgeade, Les serpents, Gallimard, 1983
- Pascal Poyet, Un futur, L’ours blanc, 2019
- Marianne Alphant, Cathédrale(s) de Claude Monet, Editions point de vues, 2010
- Damien Sausset, L’ABCdaire de Van Eyck, Flammarion, 2002
- Francis Ponge, Le grand Recueil, Lyres, Gallimard, 1961
- Leo Perutz, Le maître du jugement dernier, traduit de l’allemand par Jean-Claude Capèle, Fayard, 1989
- Ragnar Jonasson, Snjor, traduit de la version anglaise d’après l’islandais par Philipee Reilly, La Martinière, 2016
- Hans Magnus Enzensberger, Chicago-Ballade, traduit de l’allemand par Lily Jumel, Allia, 2009
- Rémi Bouthonnier, Lire serait voir l’intérieur du déplacement, Eric Pesty Editeur, 2019
- J.H. Prynne, Poèmes de cuisine, traduit de l’anglais par Bernard Dubourg et l’auteur, 2019
- Eberhard König, Manuscrits à peinture XIIIème-XVème siècle, Direction du Livre et de la lecture, 1992
- Marc-Antoine Decavèle, Pour Malévitch, Peintures, La Galerie Valérie Eymeric, 2019
- Alain Dodier, Contrefaçons, Dupuis, 2019
- Jean Rolin, Crac, POL, 2019
- Arnaldur Indridasson, Les fils de la poussière, traduit de l’islandais par Eric Boury, Métailié, 2018
- Franck Thilliez, [Angor], Fleuve noir, 2014
- Franck Thilliez, Rêver, Fleuve noir, 2016
- Antoine Léon, Histoire de l’enseignement en France, PUF, 1972
- Denis Roche, La disparition des Lucioles, Seuil, 2016 (réédition)
- Alexandre Pouchkine, Eugène Oniéguine, Seuil, traduit du russe par Nata Minor, 1990, 1998

1- Une liste en retard, peu fournie, avec sans doute quelques manques, où le pire (avec délectation, comme on se fait de la junk food) côtoie le meilleur sans ordre chronologique.
2- La lecture de Roubaud, ce vaste labyrinthe de mémoire, qui donne envie d’être relu (marquer une lecture complète – mais j’avais déjà pris et repris certains volumes). Le prolongement, par rejets, ailleurs.
3- Eugène Onéguine, qui me fascine vraiment, déjà acheté une autre traduction, ce matin.
4- Deux bornes. Il pourrait y en avoir d’autres (et « Les bons livres ont besoin des mauvais livres pour exister », Me disait C., en gros).
5- Le travail, la fatigue, le manque d’entrain parfois. Et pas un seul livre de travail noté - alors qu'il y en a - des relectures essentiellement. Le temps du livre qui n’est pas là, malgré l’envie souvent devant l’étal du libraire. je suis effrayé à rebours par ces périodes de vide.
6- Reprendre avec régularité ( ?)